Public Adulte
RESONANCES MAGNETIQUES / La Panacée Montpellier
«Dans leur travail, le roc, la plante, les ondes électromagnétiques artificielles, ou l’ionosphère sont saisis dans une chaîne de perception et d’intelligibilité produisant un imaginaire contemporain des relations entre nature, technologies et société.»*
«Si Joyce Hinterding et David Haines jouent avec des concepts, des processus ou des instruments scientifiques, détournent des technologies, ou encore se saisissent de divers environnements c’est toujours pour ressaisir le monde à travers le cristal ou l’éclair de l’image poétique. C’est pour nous inviter à parcourir en tous sens, et avec tous les sens, ces « zones ultra sensibles de la terre » évoquées par André Breton.»*
«La possibilité d’une corruption psychique d’observations scientifiques ne peut être éludée. Ni celle d’un charlatanisme, ou d’un canular. Les résultats, présentés comme des films d’archive, sont équivoques. Certaines parties sont réelles, d’autres, trafiquées, sont des images imaginaires. Enregistrements légitimes ou faux ? On peut y voir des arbres flottant dans l’espace, suite sans doute à d’étranges phénomènes électromagnétiques, des données brutes de transmissions satellites, et les aller-retour d’une vague se brisant sur une falaise.»*
*Extraits du catalogue d’exposition de La Panacée
1er atelier :
Mise en route d’un journal de bord dessiné des forces énergétiques en présence repérée ou imaginées sur le lieu de l'atelier (locaux I-peicc, ou autre).
Chacun apporte son objet totalement au choix important pour lui (livre, bibelot, souvenir, image, parfum, fleur, musique, ...) qui restera secret s’il le souhaite mais qui doit être là au moins dans un sac. Nous n’en parlons pas, n’échangeons pas à son propos.
Déroulement à l’intérieur des locaux, seul ou en équipe
1 - observer/échanger autour des forces en présences (réelles, imaginaires, les deux ou au choix). Enquête très méticuleuse, entre imaginaire et scientifique. L’objet personnel peut-être mis en relation ou non.
2 - croquer/dessiner sur son carnet de brouillon les résultats de son enquête de proximité sur les «forces invisibles qui traversent l’expérience humaine». Créer des moyens de les représenter graphiquement.
3 - Temps d’échanges en groupe autour des résultats
Matériel
Crayons à papier 2B / gommes / Tailles-crayons / 1 carnet à croquis A5 à spirale d’environ de 60 à 100 pages par personne
2ème atelier :
Suite du journal de bord dessiné des forces énergétiques en présence repérée ou imaginées cette fois à l’extérieur (proche des locaux ou autre à choisir).
Chacun aura apporté son objet totalement au choix important pour lui (livre, bibelot, souvenir, image, parfum, fleur, musique, ...) qui restera secret s’il le souhaite mais qui doit être là au moins dans un sac. Nous n’en parlons pas, n’échangeons pas à son propos.
Déroulement à l’extérieur des locaux, seul ou en équipe après un échange sur la séance précédente.
1 - observer/échanger autour des forces en présences (réelles, imaginaires, les deux ou au choix). Enquête très méticuleuse, entre imaginaire et scientifique. L’objet personnel peut-être mis en relation ou non.
2 - croquer/dessiner sur son carnet de brouillon les résultats de son enquête de proximité sur les «forces invisibles qui traversent l’expérience humaine». Créer des moyens de les représenter graphiquement.
3 - Temps d’échanges en groupe autour des résultats
Matériel
Crayons à papier 2B / gommes / Tailles-crayons / le carnet à croquis A5 à spirale d’environ 100 pages de chacun
3ème atelier
Mise en œuvre de 3 grands dessins sur des mises en relation imaginées des forces notées dans son journal de bord.
Chacun aura apporté son objet (totalement au choix) important pour lui (livre, bibelot, souvenir, image, parfum, fleur, musique, ...) qui restera secret s’il le souhaite mais qui doit être là au moins dans un sac. Nous n’en parlons pas, n’échangeons pas à son propos.
Déroulement
1 - bilan personnel des notes par chacun ou en équipe/duos.
2 - décision du/des rapports des forces entre elles.
3 - création au brouillon (crayon sur carnet) du mode de représentations graphiques des transformations et mise en avant des forces énergisantes de l’objet apporté.
4 - Réalisation des grands dessins de ces forces :
a - esquisse légère au crayon sec du dessin à partir des brouillons sur les grandes feuilles
b - dépôt de colle en stick sur les zones à remplir
c - positionnement du graphite en poudre, retrait des excès.
5 - Temps d’échanges en groupe autour des résultats, on parle des objets personnels si on le souhaite / bilan du cycle
Artistes et mouvement présentés lors des ateliers :
(cette liste n'est pas complète, chaque participant, selon la direction de ses recherches reçoit des pistes d'influences)
- Hicham Berrada
Hicham Berrada associe intuition et connaissance, science et poésie. Il met en scène les changements et les métamorphoses d'une « nature » activée, chimiquement ou mécaniquement. Du laboratoire à l'atelier, de l'expérience chimique à la performance, l'artiste explore dans ses œuvres des protocoles scientifiques qui imitent au plus près différents processus naturels et/ou conditions climatiques.
Véritables paysages éphémères, elles sont conçues comme de véritables créations picturales. « J’essaye de maîtriser les phénomènes que je mobilise comme un peintre maîtrise ses pigments et pinceaux. Mes pinceaux et pigments seraient le chaud, le froid, le magnétisme, la lumière » affirme-t-il.
« Tout est contenu dans la nature, tout est donné par elle et, en science comme en art, on ne fait rien d’autre que de ré-agencer ce qui existe », conclut-il.
https://www.youtube.com/watch?v=ArIvzgSnUao
- Fabrice Hyber
Né en 1961 à Luçon, France Vit et travaille à Paris.
L'ensemble de l'oeuvre de Fabrice Hyber est conçu sous la forme d'un gigantesque rhizome qui se développe sur un principe d'échos. En procédant par accumulations, hybridations, mutations l'artiste opère de constants glissements entre des domaines extrêmement divers. Chaque oeuvre n'est qu'une étape intermédiaire et évolutive de ce « work in progress » qui se répand comme une prolifération de la pensée, établissant des liens et des échanges qui donnent ensuite lieu à d'autres articulations. « Prothèse mentale qui prolonge la pensée par le corps » ou « entreprise mettant en réseau des individus, des idées et des savoir-faire », son œuvre répond à de multiples définitions. Fabrice Hyber valorise le rôle de l'artiste comme réalisateur, entrepreneur et médiateur, toujours sur plusieurs projets à la fois, il multiplie ses œuvres en rhizomes, s'inspirant ainsi de la manière dont se développent les systèmes cellulaires de nombre d'organismes vivants, systèmes de flux irrigants, nourrissants, débordants.
- Eugen Gomringer et la Poésie Concrète
Eugen Gomringer (né le 20 janvier 1925 à Cachuela Esperanza en Bolivie) est un poète suisse. Il est le fondateur de la poésie concrète.
Gomringer est né d'une mère bolivienne et d'un père suisse. De 1944 à 1952 il étudie l'économie et l'histoire de l'art à Berne et à Rome.
En 1953 il fonde le magazine Spirale avec Dieter Roth et Marcel Wyss ; La revue sortira, de 1960 à 1965, une série d'opuscules intitulée konkrete poesie – poesia concreta.
- André Breton, L’Amour fou, 1937
André Breton, né à Tinchebray dans l'Orne, le 19 février 1896, mort à Paris le 28 septembre 1966, est un poète et écrivain français, principal animateur et théoricien du surréalisme.
p.103-104 « Dernier regret au sable noir, non, car plus on s’élèvera, plus on assistera au resserrement de ses tiges mères, les grandes coulées de lave qui vont se perdre au cœur du volcan.
Il me plaît d’en passer ici par cette forme toute frustre du désir. Rien de plus facile que, rentrant au plus profond de moi comme sans doute ce trop brusque appauvrissement de la nature m’y convie, me donner de ce point l’illusion de recréer le monde d’un seul coup. […] Je regrette d’avoir découvert si tard ces zones ultra-sensibles de la terre.
Au pied du Teide et sous la garde du plus grand dragonnier du monde la vallée de la Orotava reflète dans un ciel de perle tout le trésor de la vie végétale, épars autrement entre les contrées. L’arbre immense, qui plonge ses racines dans la préhistoire, lance dans le jour que l’apparition de l’homme n’a pas encore sali son fût irréprochable qui éclate brusquement en fûts obliques, selon un rayonnement parfaitement régulier. Il épaule de toute sa force intacte ces ombres encore vivantes parmi nous qui sont celles des rois de la faune jurassique dont on retrouve les traces dès que l’on scrute la libido humaine.»









